lundi 7 août 2006

Amour bleu

Il y a pas à dire, je suis un gros bébé gâté qui se plaint souvent la bouche pleine! Bien qu'il y ait beaucoup de déception dans nos histoires de vacances aux Îles, il n'y eue jamais aucun moment où j'ai douté que j'étais aimé, désiré et protégé par mon homme... Mon bel amour, Chum. D'une patience, d'une gentillesse, d'un dévouement exemplaire tout au long de la longue route et des longues nuits de vent et de tempête...
J'ai eu un petit moment de nostalgie en regardant l'immensitée de la mer. Rien de grave. Juste une crampe dans le ventre en repensant à Marseille et mes cents pas pour me rendre à la mer. Est-ce que ça vous arrive à vous aussi, des fois, d'avoir l'impression que l'univers vous a donné quelque chose que vous désiriez, mais que vous étiez trop jeune pour l'apprécier à sa juste valeur quand c'est arrivé? Voilà six ans (six ans? Déjà!!!) j'ai habité un an à Marseille. Des amis, un autre bel amour, une maison sur le bord de la mer... Mais la confusion. Le brouillard. L'ennuie. Le mal du pays. Je voyais pas mon avenir là-bas. Je savais encore rien de moi. Je faisais du théâtre comme un chef cuisinier suit les recettes qu'il a appris par coeur en sortant de l'école. Je tournais en rond. Et je suis revenu à Montréal (dans un grand boing bleu de mer... C'est ça!) - Je ne regrette pas le bel amour de ce temps-là. Je m'ennuie souvent de la mer. Moi qui aime tant nager. Moi qui aime tant la mer. Le bleu. Il me semble que j'en ai profité à peine. Je sais pas si c'est parce que notre été est un brin moyen, mais la mer des Îles m'a rentré dedans. Manque plus que mes yeux se perdent dans l'immense bleu pour que je sois comblé.
C'est fou comment je peux être exigeant!

6 Commentaires:

Anonymous Anonyme a ajouté...

Si tu savais combien j'en aurais long à dire à ce niveau. Les regrets, ça nous rattrape dans le détour et ça nous tord les trippes sournoisement au moment où on s'y attend le moins. Chacun trimballe son long de regrets j'imagine. La chose positive de tout ça, c'est que nous apprenons de nos ''manques''.

1:32 p.m.  
Blogger Alcib a ajouté...

Que l'on vive dans une chaumière ou dans un palace, dans un Paradis terrestre ou sur une île perdue, à la ville ou à la campagne, il y a toujours un moment idyllique, qui dure plus ou moins longtemps, un peu comme les premiers temps d'une relation amoureuse. Puis on s'habitue à son décor et, si l'on n'est pas toujours en train de s'inventer et de créer sa vie, on a l'impression de tourner en rond et on commence à désirer être ailleurs, en espérant que l'ailleurs apportera la créativité qui manque dans notre vie.
Le choix d'un lieu de vie est toutefois important dans la mesure où il permet, favorise ou, au contraire, étouffe la créativité, l'expression et la réalisation de soi. Les lieux physiques contribuent parfois au bien-être et au développement de la curiosité, de l'invention de soi jour après jour, mais les personnes qui nous entourent, le milieu humain et social dans lequel on vit, sont très importants aussi. Je crois que le lieu idéal et le milieu parfait n'existent pas vraiment ; en avançant dans la vie, je crois que les plus sages apprennent à choisir ce qui leur convient le mieux, à passer de l'exigence la préférence. Mais rien n'est absolument décidé une fois pour toutes et rien ne nous empêche de vouloir en changer sauf... le bien-être que l'on ressent quand on a fait de bons choix.
Mais tu as raison : qui n'a pas parfois envie d'être ailleurs ? qui ne se demande pas ce que sa vie serait si l'on avait fait d'autres choix ? Et quand on a le sentiment de piétiner sur certains points, cette envie d'ailleurs peut sembler la solution facile. Mais en quittant un lieu pour un autre, on ne se quitte pas soi-même... Cette réflexion, c'est aussi et surtout à moi que je la fais.

Il est beau, cet amour bleu ;o) Longue vie à vous deux.

1:44 p.m.  
Anonymous Anonyme a ajouté...

Je ne crois pas que tu sois exigeant. C'est normal de garder de bons souvenirs de nos voyages et nos séjours ailleurs. Ce qui serait dommage, ce serait que ça ne te manque pas du tout, que tu ne t'ennuies de rien. Ça voudrait dire que tu as vraiment perdu ton temps là-bas.

Si nos déplacements ne laissent aucune trace en nous, ils n'en vaudraient pas la peine.

2:46 p.m.  
Blogger Asthyan World a ajouté...

...être trop "jeune" pour l'apprécier (surtout à sa juste valeur) OUI pleins de fois. Maintenant , je fait attention, j'essaie, à chaques instants.
Bises Pacifiques,

Dimitri

3:35 p.m.  
Blogger Asthyan World a ajouté...

je n'avais pas lu mes prédécesseurs : j'aime particulièrement le commentaire d'alcib. J'approuve :-)

9:22 p.m.  
Blogger Jef... a ajouté...

Y'a pas de mal à être exigeant, il faut l'être un peu pour améliorer notre qualité de vie jour après jour, sinon on stagne. Mais comme n'importe quoi, il faut savoir doser ses exigeances et apprécier ce que nous avons et ceux qui nous entourent.

Nous devons savoir où concentrer nos efforts et où relaxer un peu et profiter de ce que la vie nous offre.

Tu as de bons amis, un Chum génial et un petit coin de paradis enchanteur. Un talent fou et, j'en suis sûr, une belle carrière devant toi. Ne soit pas si sévère avec toi et laisse toi guider par ce petit feeling que nous avons tous parfois, dans le profond de notre fond. ;0)

12:33 a.m.  

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