jeudi 12 janvier 2006

Pêle-Mêle de réflexions post nowelliennes et suite (et fin) de la saga Arthurienne

OuF!
À chaque année, on n'y échappe pas. Et les kilomètres d'eaux qui tombent du ciel n'arrangent rien. Je suis gris pâle. Je traîne des longs soupirs. Et je craque pour des riens...
Arthur est une teigne sans nom. Un insupportable tapis vivant. Une boule de poils malfaisante. Un chien attendrissant, certes (quand il est couché et qu'il met la tête de côté) mais impossible à aimer. Et VLAN! Quand Chum est rentré, je suis littéralement tombé dans ses bras en larmes:
"Je suis un mauvais père... Je l'aime pas! Il est insupportable! J'ai pas été capable d'écrire de la journée! Il a fait ses besoins partout dans l'appart, même si je le sortais dehors aux heures... Dehors, il s'est sauvé... Il a mangé de la litière (avec le contenu) et il en a mis partout! Il m'écœure! Il a essayé de me mordre à chaque fois que j'ai tenté de l'essuyer en rentrant de dehors! ..."
Et ça continue, en sanglots, pendant de longues plaintes... Tout ça pour un p'tit criss de chien laid! Chum s'en ai occupé dans la soirée. En se couchant, il m'a demandé de le prendre dans mes bras :
"Serre-moi fort, j'en ai besoin... Il est vraiment quelque chose, le p'tit criss, c'est vraiment la bête la plus méchante que j'ai jamais vu... Il y a rien à faire avec ça... Un chien qui mord son maître, d'habitude c'est fini, on le fait tuer..."
C'est pas pour rien que la pauvre vieille dame avait les bras pleins de marques de dents... On se demande comment elle a fait pour l'endurer si longtemps.
On ne laissera pas un mini-chien briser notre bonheur! On est trop heureux pour se laisser entraîner vers le bas par la moquette!!!
Je sais, c'est cruel comme solution, mais je ne pense pas qu'il y en a d'autres. Nous sommes fous d'amour pour les animaux (et le nombre "d'enfants" que nous avons adoptés le prouve) et tous nos animaux son cool. Très cool. J'ai jamais eu peur de me faire mordre ou attaquer par Margot ou un de mes chats... ET lui, ce minable minus ose me rendre la vie pénible. Oups! Y'en a beaucoup de gens qui ont levé les pattes pour moins que ça dans ma vie!
... Tiens, tiens... Belle leçon de vie ici:
Personne, ni humain, ni animal, ni végétal, n'a le droit de nous rendre misérable et malheureux.
Si quelqu'un nous rend malheureux, c'est sans doute parce qu'on s'y accroche. On s'accroche pas à la personne telle qu'elle est, mais plus à l'image (ou l'idéal) qu'on s'est fait dans notre tête de cette personne. Il faut savoir décrocher. Et pour décrocher au sens figuré, il faut décrocher au sens propre.
C'est comme quand on vit une rupture amoureuse et qu'on pleure pendant des semaines et des mois en regardant les photos du bonheur (passé) encore dans des cadres. C'est faire du surplace. C'est difficile à faire parce qu'on voudrait rester dans le bonheur (qu'on s'est imaginer) et ne plus en bouger. On se dit que si on garde les images de l'amour, il va peut-être revenir. Foutaise! Ce qui fait souffrir, c'est l'incapacité de décrocher. Le deuil prend un temps fou à s'installer quand on résiste aux changements. Moi, même si j'ai aimé à la folie, et même si j'ai les pieds sur les breacks quand arrive un changement, du moment où l'histoire se terminait, je commençais le deuil. Je m'accroche pas au passé (et ce même si je suis nostalgique - j'aime me souvenir des beaux moments joyeux de ma vie.)
Un peu de psycho-pop ici:
Il y a des trucs "physiques" à faire "physiquement" pour enclencher le processus de guérison (décrocher physiquement.)
-Enlever les photos des murs et du frigo la journée même de la rupture: Ça fait du bien, ça libère et ça change le décor...
-Partir en fin de semaine de décrochage à la campagne ou dans le bois (si on a les moyens plus loin et plus longtemps encore!!!)
-Aller se faire "bichonner" : Moi j'aime bien les massages, pour d'autres ce sera une nouvelle coupe de cheveux, d'autres vont préférer aller dépenser une paye dans les magasins... Tout ça c'est bon !
-Si vous ressentez le besoin de dire des choses : Écrivez-les. Vous écrivez une première lettre ou vous ne vous censurez pas. Vous ne la lisez pas. Vous la brûlez ou vous la noyez. Si vous ressentez encore le besoin de dire des choses à certaines personnes, vous réécrivez une deuxième lettre. Celle-là sera recevable.
Vous vous doutez que j’ai pas mal de monde qui souffre d’amour dans mon entourage. Des gens qui risquent de me lire. Ce sont mes conseils, si je peux aider d’autres personnes, tant mieux !
Je devrais peut-être écrire un livre!
Hi! Hi! Hi!
Courage les amoureux de la vie! On a déjà une demi-heure de plus de lumière par jour! Le printemps est presqu’à nos portes !
(Oui, je sais, je vais sûrement mourir étouffé par mon optimisme !)

3 Commentaires:

Blogger Josée-Martyne a ajouté...

...Encore une fois (et je te laisse le droit de me dire que celle-là est tirée par les cheveux !!!) tu m'as tellement fait rire avec les lapsus écrits ! Je cite : «On est trop heureux pour se laisser entraîner vers le bas par la moquette!!!».
J'ignore pourquoi j'ai l'esprit mal tourné à ce point quand je lis cette phrase-là, mais je ris, je ris, je ris là là !!!
;-)
Allez, débarasse-toi de cet ignoble bête velue. Ding-dong SPCA : j'ai accueilli le démon, vous en voulez un échantillon ou vous le prenez en entier ?

12:41 p.m.  
Blogger Disco a ajouté...

en-tout-cas s'a du t'faire du bien d'en parler(écrire plutot).merci pour la lecon de vie je la mets en pratique dès maintenant et pour la psycho-pop:c'est toujours bon de se faire rappeller ce genre de choses.Bon courage !!!j'attend la suite

5:47 p.m.  
Blogger GeNeViEvE a ajouté...

Ou, comme je t'ai dit dans l'autre note, tu le bottes ;)

Hehe, je niaise, Alcib et ça l'air la SPCA me checke... :)

Intellexuelle: Un lapsus? ou ca?

5:54 p.m.  

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