mercredi 9 novembre 2005

Ma petite soeur de Marseille


J'en parle souvent. Je sais. Je sais pas si c'est le mois de novembre qui me rend nostalgique, ou bien, le temps qui passe trop vite, mais je commence à être dû pour un petit vol plané au dessus de l'Atlantique, direction Marseille. Revoir la famille, là-bas... La mer...
J'ai été infiniement heureux à la Pointe-rouge (quartier où j'habitais à deux minutes à pied de la plage), mais j'étais trop jeune pour m'apercevoir que je l'étais- heureux. Trop inexpérimenté. J'avais pas encore trouvé ce que je faisais de ma peau... Je piochais dans le vide et je déprimais à savoir ce que je deviendrais... C'est pour cette raison que j'étais revenu à Montréal, pour trouver ce que je ferais de ma vie professionnelle... Le temps de me trouver, et je serais revenu en France. Avoir su que Marco Polo ne m'aurait pas suivi, je sais pas si j'aurais quitté la Méditerranée...
C'est fou, j'aurais pu écrire là-bas... À vraie dire, je n'étais pas rendu-là!
Quand je pense au chemin que j'ai parcourru depuis, ici, je ne regrette rien... Mais il n'y a pas une journée où je ne pense pas à ma famille de là-bas avec les boyaux qui me tordent. Parce que, là-bas, j'ai eu une famille. Une vraie. Peut-être qu'aujourd'hui c'est éronné de dire qu'ils sont toujours un peu ma famille, mais... C'était ma première fois. La première fois de ma vie que je me sentais appartenir à un noyau aussi tricotté serré. J'y avais ma place, totalement, entièrement, avec tout ce que j'étais en dedans et en dehors... C'était freackant des fois, mais la pluspart du temps, ça me réchauffait le bonheur... Si bien que quand Marco Polo et moi on a rompu, j'ai eu plus de difficultés à faire le deuil de sa famille que de lui... Quand je pense à son chum actuel, je pense à la place de privilégié qu'il a, entouré de Ric, Ju, Vivi, Catherine et André et j'avoue, je le jalouse, un peu, pour ça... J'aimais ça être le fils québécois autour de cette table.
Ju, ma petite soeur (celle sur la photo) on s'écrit encore. Je l'ai connue, elle avait 15 ans. Belle à couper le souffle, et tout de suite, Bang! Une sorte de coup de foudre: "T'es l'amoureux de mon frère: Tu es mon frère!" - logique indéniable, amour inmesurable. On est sorti ensemble dans le pub Irlandais sur le bord de la plage, on a ri, on a fait des pic-nics dans les Callanques, où elle me demandait conseils sur ses premières amours... On s'était promis qu'on ferait une croisière, moi pour mes 30 ans et elle pour ses 20 ans... Évidemment, on ne l'a pas faite. Elle a 22 ans maintenant. Elle s'est mariée en septembre (je n'ai pas eu les sous pour me rendre à la noce. Grosse déception!) et elle attend un bébé. La seule fois où je l'ai revue depuis, c'est lors d'un bref passage à Marseille en avril 2003. C'était devenu une femme, une belle femme. J'en était tout chaviré. Elle m'a serré très fort et longtemps avant que je reparte par l'ascenseur. Même chose pour Catherine, la maman. "Tu manges avec nous?" qu'elle m'a demandé. Ben non... D'autres choses à régler! (Et la gorge qui se noue, et le mottons qu'on tente de ravaler.)
Ça vous ai arrivé à vous d'avoir plus de difficulté à renoncer à la belle-famille qu'à l'amoureux?

1 Commentaires:

Anonymous Julie a ajouté...

Mon Beau Joss, quel bonheur de pouvoir te lire tous les jours et quelle joie de voir avec quel amour tu parles encore de moi, je te lis et je suis toute retournée. Ne te fais pas de soucis suite aux émeutes de la France et de Marseille Eric n'a rien eu d'ailleurs pendant ce temps là il ne travaillait pas la nuit et était bien au chaud avec sa femme et sa jolie petite Marie. Voilà merci de cette tendresse que tu nous portes encore, à bientôt. GROS BISOUS
Ta Petite Soeur De Marseille.

1:36 a.m.  

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